Quels sont les premiers symptômes du lymphome ?
La symptomatologie des lymphomes peut être banale. Ils s'assimilent facilement à d'autres maladies plus bénignes comme la grippe ou la fatigue. En effet, ses manifestations les plus courantes restent:
- Les grosseurs indolores au niveau du cou, des aisselles ou de l'aine et parfois sur l'estomac, le système nerveux ou la peau.
- Les sueurs nocturnes
- La fièvre inexplicable
- La perte de poids et la grande fatigue
- La toux et les difficultés respiratoires
- La constante démangeaison sur tout le corps.
La persistance de tels symptômes implique la nécessité de consulter un médecin pour dépister un éventuel lymphome et garantir de meilleures chances de le traiter grâce notamment à la chimiothérapie, l'administration d'anticorps monoclonaux, la radiothérapie et la greffe de cellules sanguines saines.
Comment diagnostique-t-on le lymphome ?
La description des symptômes ou les données d’un examen clinique peuvent conduire le médecin au diagnostic du lymphome.
Dans tous les cas, c’est l’examen au microscope de la tumeur qui permettra d’affirmer le diagnostic. Ceci nécessite une biopsie (acte chirurgical qui permet de prélever la tumeur), il s’agit d’une intervention bénigne faite sous anesthésie locale si la maladie atteint un ganglion superficiel (cou, aisselles, aines) mais qui peut être une intervention plus lourde s’il existe une nécessité de prélever un ganglion dans le thorax ou l’abdomen.
L’examen histologique (examen au microscope) permet le diagnostic mais aussi de déterminer le type du lymphome. En effet, il est important de noter que la moitié des malades peuvent guérir si le diagnostic est précoce et si le traitement est adapté au type de lymphome.
Pour établir son diagnostic, l’anatomo-pathologiste ( spécialiste chargé de l’examen des ganglions) prendra en compte :
- L’étude la forme et de la taille des cellules malades ainsi que leur répartition dans la tumeur
- Les types de lymphocytes atteints (phénotype immunologique des cellules) permettant de distinguer les lymphomes B (environ 85% des cas) des lymphomes T
- L’existence d’anomalies à l’examen des chromosomes (caryotype) des cellules malades. Certaines de ces anomalies rencontrées sont spécifiques de certains types de lymphomes
- L’existence de certaines anomalies au niveau des gênes de ces cellules, elles aussi caractéristiques de certains lymphomes.
Dans un avenir proche, il sera certainement possible d’analyser grâce à une biopsie, les gènes qui fonctionnent anormalement. Cet examen, qui est l’objet de très nombreuses recherches, pouvant donner les indications primordiales quant au choix des traitements.
Dans certains cas, il est nécessaire de posséder l’ensemble de ces données.
Une fois le diagnostic établi, il sera nécessaire d’effectuer d’autres examens pour faire un inventaire précis des atteintes du lymphome et de ces conséquences sur l’état général. Ce n’est qu’avec ces éléments qu’un traitement pourra être décidé.